minisérie / De l'abscisse à l'ordonnée / 2020

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minisérie / De l'abscisse à l'ordonnée / 2020

­Les mouvements, l’amplitude et le pivot sont planifiés. La colonne est fixée sur son socle de 150 kg, sanglée et posée sur la remorque puis conduite jusqu’au parc du château.

Le moment n’a rien de gracieux, nous sommes dans le dur, il est question de levage, d’alouette et de mesures.
La technique du montage de chapiteau, le maniement millimétré du télescopique sont des compétences utiles. Une participation amicale nécessaire au changement d’axe.

La sculpture passe alors de l’abscisse à l’ordonnée. Elle dévoile toute sa dimension.

Au sol, sous le gazon, sont plantées les pinces aussitôt fixées par quelques soudures. Elles finissent d’ancrer la constante dans le réel. C’est la fin d’un processus créatif, le moment charnière où la sculpture n’est presque plus imprégnée par l’odeur de l’atelier et dérange encore un peu l’habitué des lieux.

Une colonne d’acier, une direction vers le ciel, en rythmes. Après le temps de la réflexion, de la création et de la manutention, vient le temps du regard. Quelques pas en arrière suffisent pour que la sculpture prenne tout son sens, une verticalité tant désirée.

L’idée de l’œuvre est devenue réalité, reste au temps à travailler l’oxydation.

Abstraction(s) – château de Ste Colombe en Auxois – Bourgogne, été 2020
@arcadedesignalacampagne

Ulysse Lacoste « la constante » – hommage à Brancusi – 4,2m acier et feuille d’aluminium

Merci à Ulysse Lacoste, Bertrand Duval et ARCADE

– visible sur pixpalace link

pour toute commande et renseignements : contact 

EXPOSITION / DE L’ABSCISSE A L’ORDONNEE

Présentation de l’exposition:

    . Aperçu lors de la 1ere édition de la FRANCE DESIGN WEEK, 12-13 septembre 2020, à l’atelier d’Ulysse LACOSTE.

   

 

minisérie / Pourquoi pas le jeudi ? / 2018/2019

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MINISERIES

Pendant un an, j’ai diffusé une image par semaine sur les réseaux sociaux…

“Ressortir de mes disques durs 52 images que je n’ai pas beaucoup montré, …

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minisérie / L'EAU ET LE FEU / 2018

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minisérie / L'EAU ET LE FEU / 2018

Une affaire d’initiés, tiens.

On ne vient pas « chez Ulysse » par hasard. On est bouilleur de cru, amateur d’eau de vie, simple copain ou les trois. Un peu à l’écart d’un village de Côte-d’Or, trône un improbable bus-remorque, hérissé de cheminées. Un homme, solitaire, est au-dessus des deux marches de l’entrée, les cheveux en bataille, une cigarette à la bouche. Un ancien berger.

Patrick est distillateur d’eau-de-vie naturelle, ça, c’est sur le papier des douanes, car dans son atelier, c’est un artisan. Sa main, son œil, son oreille accompagnent l’expérience. Les trois alambics de l’atelier de distillation sont plus que tricentenaires tout comme le savoir-faire transmis par son prédécesseur, Ulysse. Et puis il y a cette atmosphère, noire d’usure et de suie, humide et chaude, même si l’hiver essaie de passer par les trous de la carrosserie. Le feu comble l’air de craquements et de fumée bleue, le fond de l’alambic qui bouillonne, bourdonne. Et comme une réponse au grave, on entend le filet de la petite eau qui « pisse ».

Le distillateur n’est pas souvent seul, l’atelier est un lieu d’échange, on vient échanger les nouvelles, le casse-croûte, les histoires. En cette fin de journée, après avoir vidé la paille chaude et fumante qui tapissait le fond du gros alambic, récupéré la première passe qu’il redistillera demain, Patrick remet le banc et les chaises à la juste place. Un agriculteur apporte son matériel -des mirabelles macérées-, un peu de bois, et une bonbonne en osier, vide. Le grand Michel, lui, vient récupérer son jerrican transparent qui laisse entrevoir le liquide plus que limpide. Patrick pèse le résultat final, fait les papiers, sert un fond de goutte -forcément trop jeune-, à humer, à siroter. Des discussions apaisées, parfois des chansons, le maître des lieux allume les maigres ampoules, le soir hivernal arrive.

Cet atelier de distillation ambulant, c’est un lieu hors du temps, en voie de disparition, témoin d’un certain art de vivre.

Patrick, lui et son atelier de distillation, reviendront l’année prochaine.

En espérant qu’il y aura du fruit cet été.

 

 

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.

– visible sur pixpalace –

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